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Afrique du Sud : le procès de Jacob Zuma renvoyé au 30 novembre

Le procès de Jacob Zuma poursuivi pour corruption dans une affaire de vente d’armes d’une valeur de 2,5 milliards de dollars et datant des années 1990 a été reporté ce vendredi 27 juillet au 30 novembre prochain. L’ancien président sud-africainaura donc près de quatre mois pour réunir tous les éléments à décharge.

27 Juil 2018    

Haute cour de Pietermaritzburg, deuxième plus grande ville de la province du KwaZulu-Natal à l’est de l’Afrique du Sud ce vendredi. Une clameur…. C’est l’arrivée de Jacob Zuma. Élégamment vêtu d’un costume noir et d’une cravate rouge avec des petits-pois blancs, l’ancien président sud-africain a salué ses partisans avant de s’asseoir. Il comparaissait pour la troisième fois devant la justice depuis son éviction en février dernier par son propre parti, le Congrès national africain (ANC).

Le troisième dirigeant sud-africain post-apartheid, est en effet sous le coup de 16 chefs d’accusation (fraude, racket et blanchiment d’argent, etc.) liés à un accord sur l’achat de matériel militaire européen destiné à améliorer les capacités logistiques des forces armées sud-africaines après la fin de l’apartheid en 1994.

Le ministère public et la défense ont débattu de la date à laquelle débutera le procès Zuma. Si ses avocats dont Mike Hellens n’ont pas obtenu l’abandon des poursuites, ils auront tout de même plus de quatre mois pour réunir tous les éléments afin de bien se défendre. À l’issue de l’audience de ce vendredi, le juge Mjabuliseni Madondo a fixé le procès Zuma au 30 novembre prochain.

Selon des observateurs, les neuf années au pouvoir de Zuma (2009-2018) ont été marquées, par la stagnation de l‘économie et des affaires de corruption en lien avec les Gupta une richissime famille d’origine indienne.

Mais quelle que soit la véracité des accusations, ce procès est loin de plaire à des fidèles de Jacob Zuma. Ils ont été des dizaines à organiser une veillée nocturne dans la ville et des centaines ont défilé devant le tribunal de Pietermaritzburg, réaffirmant leur soutien à Zuma. « 100 % derrière Son Excellence Zuma », « Zuma, leader incontesté de l’ANC solide », pouvait-on lire sur des pancartes.

Cyril Ramaphosa, successeur de Zuma, a fait de la lutte contre la corruption l’une de ses premières priorités, car il cherche à « attirer les investissements étrangers et à réorganiser une économie en panne ».

Avec africanews

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