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Côte d'Ivoire: CPI, Guiai Bi Poin révèle qu'avec le recul Laurent Gbagbo avait raison de demander le recomptage des voix et s'en prend à la partialité de l'Onuci

Coup de froid à la Haye. Le général Guiai Bi Poin y a révélé mercredi que le recomptage des voix proposé par Laurent Gbagbo pour mettre un terme au conflit armé était, avec le recul, une bonne idée et a fustigé le parti pris de l'Onuci avec «les rebelles», comme relevé par KOACI.COM.

31 Mar 2017    
Guai Bi Guai Bi

Interrogé par le bureau du procureur sur une réunion de haut rang sur la situation militaire à Abobo conduite par le Cema entre l'ensemble des généraux et le président de la République en février 2011 au palais présidentiel, Guiai Bi Poin a révélé que l'Onuci était suspectée de ralliement avec le commando invisible.

« On se plaignant constamment de l'Onuci de ses comportements, on avait de plus en plus l'impression qu'ils n'étaient plus impartiaux, selon nos informations on avait des raisons de croire qu'ils étaient en train de se ranger auprès du commando invisible, de façon pernicieuse » a revélé l'ancien commandant du Cecos avant d'ajouter : « Leur attitude n'était plus tout à fait neutre, nos positions qu'ils survolaient étaient communiquées à nos ennemis ».

Lors de cette réunion, Guiai Bi Poin a indiqué que Mangou (le Cema, ndlr) avait exposé la situation militaire à Abobo qui, selon lui, «se dégradait de plus en plus» et «que le rapport de force tournait en notre défaveur».

« Le jour où on a fait la réunion 4 éléments du Cecos venaient d'être tués, 1 officiers et 3 sous off à N'Dotré (22 février), leurs véhicules emportés… Le Cema a en réaction envoyé une patrouille de gendarmerie, ils sont tombés dans une embuscade, y'a eu des blessés et des morts… le 24 ou 26 un jeune officier, le lieutenant Yapi, était tué » a indiqué le témoin à charge contre Laurent Gbagbo et Blé Goudé.

Durant cette réunion, fut demandé au président par le Cema plus d'hommes et d'armes pour mener une contre-offensive visant à récupérer les positions perdues à Abobo. 

Guiai Bi Poin a également mentionné qu'au cours d'une réunion en janvier, Abobo ne fut déclarée « zone de guerre », du fait que la guerre contre le commando invisible était asymétique et contesté un document d'un officier subalterne qui rapportait qu'Abobo avait été déclarée zone de guerre à l'issue d'une réunion « dans un endroit où on ne prenait pas ce genre de décision ».

« On était acculé à Abobo » rapportera Guiai Bi Poin qui par ailleurs ne souhaitera dire qui était favorable en janvier à la déclaration de zone de guerre d'Abobo.

Interrogé sur la position de Laurent Gbagbo lors de la réunion de février au palais, le général expliquera que ce dernier s'était uniquement contenté de soutenir les forces armées. «Laurent Gbagbo nous a encouragé et demandé renforcer nos effectifs et de tenir nos positions et de faire en sorte de ne pas perdre Abobo, nous étions en position défensive car nous n'étions pas ceux qui prenaient l'initiative d'attaquer ».

Lors de la réunion le Cema a approché le ministre de la défense pour voir comment procéder à un recrutement, indiquera Bi Poin pour clore ce sujet avant d'être interrogé sur un autre.

« Entre février et mars nous savions très bien que compte tenu de l'embargo, on n'aurait pas réussi à recevoir des armes et munitions supplémentaires » avancera le général avant d'être interrogé sur la reddition de l'armée FDS. A ce sujet, Guiai Bi Poin rapportera qu'une demande de règlement politique du conflit avait été exprimée par les généraux.

« Vue que l'évolution était ouvertement en faveur des rebelles notamment avec le soutien de l'Onuci, des problèmes d'armement et tous ces facteurs faisait qu'on avait de plus en plus de mort, on a demandé au Cema de demander si on ne pouvait pas en venir à une solution politique, nous savons que le président avait proposé une solution politique (recomptage des voix, ndlr) …On en a parlé au Cema qui nous a dit qu'il avait transmis nos préoccupations au chef de l'Etat. » indiquera le témoin qui révèlera ensuite qu'avec le recul la proposition du recomptage des voix de Laurent Gbagbo apparaissait bonne.

«Nous savions que le président n'a cessé de dire depuis le début qu'il fallait qu'on fasse le recomptage des voix, avec le recul aujourd'hui on remarque que ça a eu de bons résultats ailleurs en Afrique qui ont fait moins de dégâts».

Enfin, avant la cloture de la séance du jour, au sujet de la marche des femmes d'Abobo, vu que, selon lui, la zone était «hostile», le témoin indiquera qu'à son image, le Cema avait, de fait, des difficultés pour mener des investigations et rapporter les véritables informations.

Avec cameroonvoice

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