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Interview exclusive d'Alexandre SANKARA, député du parti UNIR/PS

Elu député sous la bannière de l’UNIR/PS sur la liste provincial du Kadiogo, Alexandre SANKARA nous parle de sa mésentente avec le parti de l’œuf. En passant par ce conflit, la sécurité nationale et la mise en place du nouveau gouvernement l’honorable député se fait entendre dans les colonnes d’Afrique Medias Info.

10 Fév 2019    

Interview réalisé  par Charles BAKO  et Idrissa OUIBGA.

AM : vous êtes député de l’UNIR/PS .Est ce que, vous pouvez nous decripter en un mot tout ce qui se passe au Burkina Faso depuis l’arrivé au pouvoir du président Kabore ? 

AS : C’est difficile de decripter  ça en un mot. Parce que beaucoup de choses se sont passés depuis l’arrivée du MPP au pouvoir. Mais ses choses étaient prévisibles pour les analystes les plus avertis. Sauf ceux  qui étaient naïf ne s’attendaient pas à ses choses-là. Nous autres on savait bien que ce pouvoir MPP ne pouvait pas apporter la rupture que les burkinabés demandaient après avoir chassé le dictateur Blaisé  Compaoré. Pour quoi ? Ils ne pouvaient pas apporter la rupture pour le simple fait qu’ils étaient les  artisans du pouvoir de Blaise Compaoré.  Ils ont fait 27 ans avec lui. C’est difficile pour eux de façon objective de rompre avec toutes les méthodes de gouvernances qui avaient cours sous le régime de Blaise Compaoré. Deuxièmement sur le plan sécuritaire. Le pays traverse une crise sécuritaire dès la prise du pouvoir du président Rock KABORE. Si vous souvenez dès janvier 2016, il y a eu les premières attaques. Ces attaques se multiplient et sont entrent de prendre tout le pays. Ces attaques étaient prévisibles. Il ne faut pas se voiler la face .Ceux qui sont partis, Blaise Compaoré et son CDP ne vont pas rester les  bras croisés pour que leurs anciens amis puissent gérer le pouvoir tranquillement comme un long fleuve tranquille. Ils sont entrent  de les donner du fils à retordre. On ne sait pas quand ça va s’arrêter ! 

AM : donc on peut retenir que ses attaques peuvent être liées à l’ancien régime ?

AS : Oui oui ! Ces attaques sont liées. Il faut voir de la manière que ses attaques sont opérées. D’abord juste après l’investiture du président Rock KABORE, les attaques ont commencé. Et si vous regardez leur mode opératoire. On va dire, que ce sont des terroristes. Mais on connait le mode opératoire des terroristes. Ils opèrent pour deux raisons essentielles. Premièrement soit ils revendiquent des libérations d’otages et non des revendications politiques. Deuxièmement  ce sont des revendications financières qui leurs permettent de nourrir la troupe et d’acheter des armes. A travers les renchons qu’ils demandent après chaque prise d’otage. Pour le cas du Burkina Faso ni l’un, ni l’autre. 

AM : Certains burkinabés proposent une négociation 

AS : Négocier ! Moi je ne sais pas avec qui négocier ? Puisse que moi je ne les connais pas. Les gens du MPP doivent savoir qui, ils sont. Parce qu’ils étaient tous ensemble avec Blaise Compaoré. Certainement qu’il faut négocier. Encore faut-il savoir avec qui négocier. Comme les parrains officieux ne veulent pas se montrer au grand jour. Or, c’est avec eux qu’il faut négocier. Ces avec qui, il faut négocier ? Ce ne sont pas ceux qui viennent poser les bombes et qui tire dans les marchés Parce que eux, ils ne sont que des exécutants. C’est avec ceux qui organisent, ceux commanditent la chose. Avec des objectifs bien séquencés c’est avec eux qu’il faut négocier. Je suis sûr et je suis convaincu que les attaques ont un lien avec  l’ancien régime.

AM : Est-ce que vous pensez que, c’est un deal politique quand on choisit un premier ministre du CDP ? Parce que d’aucuns disent que c’est un deal politique MPP-CDP.

AS : Je ne suis pas dans le secret des négociations pour la désignation de se premier ministre. Je ne sais pas si c’est un deal. Par ce qu’officiellement les gens du CDP disent qu’ils n’ont pas été consulté.

S’ils n’ont pas été consulté … difficile… le deal a été fait avec qui ? Avec Dabiré lui seul, je n’en sais rien. Ce qui est sûr. On constate qu’on tourne autour des mêmes personnes. Je vous disais que la rupture n’est pas pour demain. Quand  on là nommé, j’ai dis dans une de mes interview que c’est un retour au passé .Est ce que c’est en ramenant les acteurs de l’ordre ancien qu’on rompt avec le système qui était en place ? C’est impossible. Parce que eux même, ils sont issu de l’ordre ancien. Quand je vois des gens qui se plein qu’ils sont allés chercher un gars du CDP … Eux même sont du CDP .Ils ne font que ce qu’ils savent faire depuis longtemps.

AM : On  va parler du député Alexandre SANKARA. Est-ce que pouvez-vous nous parler de votre vision politique ? Quand nous savons que les prochaines échéances politiques sont proches. 

AS : Ma vision pour les prochaines échéances sont connus. Je suis un homme politique. Je ne cache pas mes ambitions. En 2020, il va falloir batailler ferme pour participer aux prochaines échéances qui vont se présenter. Présidentiel et législative. On verra en temps opportun qui nous allons positionner pour affronter toutes ses échéances là. Je pense que pour le moment c’est prématuré (rire). De dire qui va faire quoi ? Qui va faire qui ? Ce qui est sûr en tant que homme politique nous n’allons pas nous mettre en marge de ses échéances là.

AM: Vous serrez du côté d’autres partis ou bien vous serrez à l’UNIR/PS ? 

AS : Ça aussi il ne faut pas faire dans la langue de bois. Vous savez bien qu’avec l’UNIR / PS, je suis en conflit actuellement. Je ne suis en conflit actuellement. Je me suis pas encore déterminer s’il faut rester à l’UNIR/PS ou s’il faut partir ailleurs. Ce qui est sur ma carrière  politique ne va pas s’arrêter en  2020.Que ça soit avec l’UNIR/PS ou avec une autre formation politique. En tout cas, je serai là en 2020.

 

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