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Nigeria: les compagnies Shell et Eni inculpées pour corruption

La lutte contre la corruption promise par Muhammadu Buhari avant son élection à la tête du Nigeria en 2015 se poursuit et vise aussi les entreprises étrangères. Les groupes pétroliers Shell et Eni sont visés pour versement de pots-de-vin. L’agence fédérale de lutte contre la corruption a annoncé jeudi 2 mars 2017 l’inculpation des deux compagnies, dans le cadre d’un contrat de plus de 1,23 milliard d’euros.

05 Mar 2017    

L’annonce de l’inculpation de Shell et Eni intervient après plusieurs semaines d’une enquête de l’Agence anticorruption du Nigeria. La Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) soupçonne les filiales locales des groupes anglo-néerlandais et italien d'avoir conclu un « accord frauduleux » en 2011 avec une société nigériane liée à Dan Etete, un ancien ministre du Pétrole et à d'autres hauts responsables politiques.

Des zones d’ombres

La licence initiale du bloc a été décernée en 1998 par Dan Etete, alors ministre, à Malabu Oil and Gas, une société dans laquelle il détenait des actions. L’EFCC reproche à Eni et Shell d’avoir payé illégalement au total plus de 760 millions d'euros. La Commission des crimes économiques et financiers vient donc de mettre en accusation onze personnes pour corruption, selon les documents de justice. Ce contrat, qui a permis il y a six ans à Shell et Eni de remporter l'attribution d'un bloc pétrolier offshore pour 1,235 milliard d'euros, fait aussi l'objet d'une enquête en Italie.

Mais pour le moment, les maisons mères des deux compagnies nient tout comportement illégal. Selon le directeur général d'Eni, Claudio Descalzi, son groupe et « Shell ont bien payé le gouvernement nigérian ». En revanche, le patron de la compagnie pétrolière italienne souligne que ni Shell ni Eni ne sont pas responsables de la façon dont l'argent payé a été utilisé.

Une suspension de la licence

Fin janvier, l’EFCC avait annoncé avoir obtenu une ordonnance du tribunal, pour que le gouvernement fédéral prenne temporairement le contrôle de la licence d'exploitation pétrolière du bloc concerné, l'OPL 245, jusqu'à ce que son enquête soit terminée.

L’agence anticorruption avait alors déclaré que le gouvernement nigérian pourrait porter contre les filiales locales de Shell et Eni des accusations de « conspiration, corruption, corruption officielle et blanchiment d'argent ». S’ils sont condamnés, les deux groupes risquent de perdre leurs droits sur l'OPL 245 et d’être condamnés à de lourdes amendes.

Avec rfi

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