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Cameroun : libération de militants pro-Kamto

39 militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun ont été libérés vendredi dernier. Une centaine d'autres, parmi lesquels le chef du parti Maurice Kamto, sont toujours en détention préventive.

16 Juil 2019    
L'opposant Maurice Kamto lors d’un meeting à Yaoundé pour l’élection présidentielle d’Octobre 2018. L'opposant Maurice Kamto lors d’un meeting à Yaoundé pour l’élection présidentielle d’Octobre 2018.

 Maître Emmanuel Simh, l’un des avocats des dirigeants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), confirme ces libérations. Selon lui, le juge militaire a décidé de mettre fin aux poursuites contre 62 militants, qui avaient d'ailleurs bénéficié d’une libération provisoire.

Environ 300 partisans de ce parti  avaient été arrêtés  lors d'une manifestation organisée dans plusieurs villes du Cameroun pour réclamer la libération de  leur leader Maurice Kamto arrêté le 26 janvier.

L'avocat dénonce aussi un acharnement du régime de Paul Biya contre Maurice Kamto et son parti.

Apaisement

Le parti de Maurice Kamto joue malgré tout la carte de l’apaisement. Trois mois après son arrestation, Maurice Kamto s’était dit ouvert à des discussions directes avec le président Biya.

"Maurice Kamto a toujours marqué sa disponibilité à discuter avec le pouvoir. Il a d'ailleurs dit qu'il est prêt à rencontrer Paul Biya pour vider le passif de l'élection présidentielle. Nous sommes toujours ouverts à la discussion. Il faut éviter d'envenimer la situation alors qu'on aurait pu commencer dès le départ à discuter", soutient Thierry Okala Ebode, le trésorier adjoint du Mouvement pour la renaissance du Cameroun.

Embarras des autorités

La rédaction de la DW tente depuis la semaine dernière d’interviewer les membres du gouvernement ou ceux du bureau politique national au sujet de cette crise politique. En vain.

Ce lundi 15 juillet, nous avons réussi à joindre au téléphone Grégoire Owona, le secrétaire général adjoint du RDPC, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais au pouvoir. Sa réponse a été laconique:

"Je ne suis pas au courant de cette information. Je n’ai donc pas de réponse à vous donner" - fin de citation.

Grégoire Owona, le secrétaire général adjoint du RDPC (à droite).

Grégoire Owona, le secrétaire général adjoint du RDPC (à droite).

L’opposant Maurice Kamto était arrivé deuxième lors de la présidentielle d’octobre 2018. Plusieurs chefs d’accusation pèsent sur lui, dont "hostilité envers la patrie" et "insurrection".

Il a été présenté mi-février en compagnie de plusieurs de ses militants au tribunal militaire de Yaoundé.

Par ailleurs, leurs avocats ont saisi début avril le groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies, dénonçant leur incarcération "arbitraire".

Début mars,  ce sont l'Union européenne, l'ONU et les Etats-Unis  qui  se sont inquiétés du sort réservé à Maurice Kamto et les militants de son parti.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

La France, jusque-là discrète, s’est également dite préoccupé par la situation.

"Nous souhaitons que cette figure importante du Cameroun puisse être libérée", a déclaré fin mai, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères.

Avec DW

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