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Côte d'Ivoire: Guiai Bi Poin à la Haye, «Gbagbo n'est jamais rentré dans le détail de nos opérations militaires»

Nouveau coup dur pour l'accusation. Après les révélation de civils «massacrés» par le commando invisible et sur la marche «armée» du 16 décembre, au troisième jour du contre interrogatoire, le général Guiai Bi Poin a révélé que l'ancien chef d'Etat ivoirien, soupçonné d'avoir planifié militairement son maintien au pouvoir, n'était jamais rentré dans le détails des opérations militaires en Côte d'Ivoire comme relevé par KOACI.COM.

01 Avr 2017    

«De tous les chefs d’Etat que j’ai connu il était le seul quia fait l’armée et qui connait l’armée, il a fait son service militaire etconnaissait les armes mais jamais il n’est rentré dans le détail de nosopérations militaires» a déclaré l'ancien chef du Cecos témoin à charge contre Laurent Gbagbo et Blé Goudé dans leur procès à la cour internationale de justice (CPI), dans le cadre de questions posées par Maitre Altit sur le contenu des réunions des généraux avec le président ivoirien durant l’élection présidentielle de 2010 et sa crise post-electorale qui l'a suivi.

Guiai Bi Poin a par ailleurs révélé avoir été une cible à abattre dans la nuit du 31 mars 2010: «Le 31 mars j’ai été informé que j’étais une cible et que le domicile du Cema (Philippe Mangou, ndlr) avait été saccagé et qu’il avait trouvé refuge dans une ambassade» et qu'au lendemain de la crise, il a constaté la présence d’éléments armés étrangers au sein des Frci: «Après la crise on a découvert qu’il y avait des combattants Frci et d’autres qui étaient originaires d’autres pays que de la Côte d’Ivoire, de beaucoup de pays de l’Afrique de l’Ouest.»

Enfin avant que la pause ne sanctionne la matinée de contre interrogatoire, Guiai Bi Poin, après avoir expliqué que techniquement tout un chacun pouvait écouter les radios de l'armée, de la gendarmerie ou du Cecos, a rappelé les tueries imputées aux «ennemis» en pays Gueré.

«Toute la Côte d’Ivoire sait qu’à Douekoué, à Guitrozon lesmassacres aussi à Yopougon des jeunes qui n’étaient pas forcement armés ont été tuéspar les forces ennemies..A Douékoué les forces s’en sont pris aux populations civilesfemmes et enfants compris, dans leurs villages et y’a eu beaucoup de tués, desmaisons incendiés...Les attaques de Douekoué étaient menées par Boueremi (interpellé depuis par les autoritésjudiciaires et détenu) un burkinabé et aussi un autre chef militaire de l’époquequi était en service à Man et qui s’appelait Loss, ce sont desdisponibles de façon public et qui ont fait l’objet de plusieurs enquêtes de lacommunauté internationale.»a expliqué à ce sujet l'ancien commandant du Cecos.

Avec koaci

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