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Le bal des prétendants pour diriger le Sénégal

De quatre-vingt-sept prétendants au départ, ils ne sont maintenant qu’une vingtaine à avoir déposé leur candidature au Conseil Constitutionnel. Le système de parrainage semble avoir eu raison de certains candidats.

27 Déc 2018    

 Le Conseil constitutionnel doit désormais publier la liste des candidats retenus au plus tard le 21 janvier, soit 35 jours avant le premier tour de scrutin.

En début septembre, ils étaient 87 coordonnateurs de parti ou coalition de parti à retirer des supports de parrainages à la direction générale des élections.

Le parrainage semble avoir eu raison de certains

À la date de clôture des dépôts de candidatures, ils sont moins de vingt-cinq à avoir déposé leurs dossiers. "Certes, le parrainage peut l’expliquer parce que soixante-cinq mille parrains, ce n’est pas une mince affaire. Déjà ça demande beaucoup de moyens logistiques, financiers, etc…", a Maurice Ndione, professeur en sciences politiques.

Karim Wade et Khalifa Sall ont déposé leurs candidatures. Mais pour Kalidou Baldé, ancien du Pds : "Karim Wade, même quand il était l’homme fort aux côtés de son père, il n’avait pas gagné dans son bureau de vote. Est-ce qu’il serait maintenant élu comme président, alors qu’il n’est pas là, je ne crois pas. Parce qu’il y a d’autres qui étaient déjà sur le terrain".

Certains opposants ont rejoint le camp présidentiel. C’est le cas de Modou Diagne et Abdoulaye Baldé. Pour Magaye Gueye, militant de "Bokk Guis Guis", c’étaient des espions du régime : "quelqu’un qui s’oppose pendant sept ans, et à la veille des élections, rallie le pouvoir, l’explication est très simple. Ils avaient un rôle à jouer au sein de l’opposition. Maintenant la mission est terminée, il faut aller rejoindre le commanditaire de cette mission".

Le jeu des petits partis

Aux élections législatives de 2017, le parti de l’unité et du rassemblement a obtenu trois députés pour sa première participation. Pour Papo Mané, journaliste analyste politique, la tendance ne sera pas confirmée : "je suis de ceux-là qui pensent que des partis comme le PUR sont ce qu’on appelle des partis spontanés. C’est des partis qui sont sortis de nulle part pour faire un résultat positif. Mais l’histoire politique du Sénégal montre que ça se limite là".

Papo Mané pense aussi qu’Ousmane Sonko ne fera pas un bon résultat s’il est candidat : "Ousmane Sonko, malgré tout le bruit qui s’est fait autour de lui aux législatives, a bénéficié du fort reste pour devenir député à l’assemblée nationale.  Donc entre 2017 et 2018, passer de zéro virgule un pour cent à dix ou vingt pour cent, je pense qu’en sciences politiques, ce n’est pas trop pertinent".

En 2000, il y avait huit candidats. En 2007, 15 candidats et 14 en 2012. Pour 2019, certains observateurs indiquent qu’ils ne seront pas plus d’une quinzaine.

Avec DW

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