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Soudan du Nord / crise politique: évolution dans les pourparlers

Les pourparlers commencent à porter leurs fruits au Soudan. Un peu plus de trois mois après la chute du président Omar el-Bachir, l’armée au pouvoir et les meneurs du mouvement de contestation ont fini par signer  un accord. Après une nuit de discussions pour finaliser les derniers termes d’un accord trouvé le 05 juillet, les deux parties ont paraphé, mercredi 17 juillet dans la matinée, une « déclaration politique » entérinant le partage du pouvoir pendant la période de transition.

26 Juil 2019    

Vers une sortie de crise ?

Le 17 juillet 2019  marque une journée historique pour le Soudan. Les généraux qui dirigent le pays et les meneurs de la contestation ont signé  un accord qualifié d’"historique" sur le partage du pouvoir, après des mois de manifestations marqués par la destitution du président Omar el-Béchir et une répression brutale.  Cet accord constitue un premier pas vers un gouvernement civil, la principale revendication portée par le mouvement de contestation depuis près de sept mois. Le texte a été mis sur pied à la suite d’intenses négociations entre les médiateurs de l’Union africaine et de l’Ethiopie. Il prévoit la création d’un « conseil souverain », instance chargée de gérer la transition pendant un peu plus de trois ans. Cependant de nombreux points sur lesquels les deux camps restent toujours en désaccord sont encore de mise. Raison pour laquelle les pourparlers se poursuivent pour finaliser ce chapitre. Mais en attendant, le conseil, qui repose sur le principe du partage des pouvoirs, sera composé de cinq militaires et six civils, dont cinq qui seront issus de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation. Les militaires présideront cette instance pendant les premiers vingt et un mois de la transition, les civils prendront ensuite la relève pendant les dix-huit mois restants.

Répression sanglante

Le mouvement de contestation au Soudan avait débuté le 19 décembre, après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain. Le mouvement avait alors pris une tournure politique en réclamant la chute du président Omar el-Béchir, destitué et arrêté le 11 avril par l’armée après trois décennies au pouvoir. Les tensions étaient depuis persistantes entre les militaires au pouvoir depuis la chute de Béchir et les contestataires. La répression des manifestants a atteint des sommets le 03 juin, lorsque 136 personnes ont été tuées lors d’un mouvement de contestation.

La Rédaction

 

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