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Disparition d’Edith-Lucie Bongo: 8 ans plus tard toujours le même vide

Même 8 années  après son décès au Maroc des suites de maladie, le vide laissé par la disparition de l’ex-première dame du Gabon demeure intact.

12 Mar 2017    
Edith-Lucie Bongo Edith-Lucie Bongo

A Libreville, les gabonais se souviennent toujours de cet après-midi du samedi 14 mars 2009. Ce jour là, ils apprenaient la disparition de celle qui avait très souvent été à leurs côtés contre la maladie et surtout le VIH-sida. A seulement 45 ans, la présidente du conseil d’administration de la Polyclinique El Rapha, au cœur de la capitale, venait de tirer sa révérence. Laissant derrière elle un époux devenu veuf : Omar Bongo Ondiba, le président de la République.   

Ce 14 mars 2009, d’un porte-parole de la présidence de république, les gabonais apprenait alors que leur première dame est « décédé à Rabat au Maroc, où elle était hospitalisée depuis plusieurs mois ». « Elle est morte à la suite d'une grave maladie. Elle a rendu l'âme après un coma profond qui a duré plusieurs semaines », va ajouter une source médicale à Rabat. La première dame n'était plus apparue en public depuis près de trois ans.


Sa famille au Congo annonce son décès avec sobriété, diffusant un communiqué à la radio nationale. Maurice Nguesso le frère aîné de Denis Sassou Nguesso dans un communiqué informe  les congolais de la disparition de la fille aînée du président à Rabat au Maroc. Le gouvernement gabonais  décrète des le samedi soir un « deuil national » jusqu'aux funérailles sur le territoire gabonais « en reconnaissance des nombreuses actions sociales et humanitaires de la défunte réalisées en faveur des populations gabonaises ».

La fille de Denis Sassou Nguesso était devenue la Première dame du Gabon en épousant Omar Bongo Ondimba le 4 août 1990, dans de secondes noces, pour le président gabonais. Le couple a eu deux enfants. Le président gabonais se rendait régulièrement au Maroc au chevet de sa femme malade. Début mars 2009, l'état de santé de la défunte première dame s'était détérioré et les présidents Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso s'étaient souvent retrouvés près d'elle.

Pour un ultime hommage à la première dame disparue, le Parti démocratique gabonais (PDG), formation du feu président Bongo, décide de marquer son 41e anniversaire par la sobriété et le recueillement, par solidarité pour la Première dame mourante. La hiérarchie du parti demande alors d’organiser des « offices religieux dans toutes les circonscriptions politiques sur l'ensemble du territoire et pour toutes les confessions religieuses » en son honneur. 

Docteur en médecine diplômée en 1989, pédiatre, Edith Bongo s'est beaucoup engagée dans la lutte contre le sida. Elle avait été l'une des principales instigatrices de la création, en juillet 2002 à Genève, de l'Organisation des Premières dames d'Afrique contre le VIH-sida (Opdas)".

Toujours des hommages 08 ans après sa disparition

A Brazzaville, la presse voit encore une première dame au grand cœur « qui a fait bien plus que la plupart des premières dames d’Afrique, même 08 ans après sa disparition ». « En créant l’Organisation des premières dames d’Afrique contre le Sida (OPDAS), en créant le centre Horizons Nouveaux qui a permis à plusieurs jeunes handicapés mentaux ou physiques du Gabon de recevoir les meilleurs soins, en créant El Rapha, une clinique à la fine pointe de la technologie, en créant Michel Dirat, une école primaire comme on en a jamais vue à Libreville, avant ni après elle », écrit un journaliste dans les colonnes des Echos du Congo Brazzaville. Il conclu que « Edith Lucie « Okito », pour ne citer que ça, a donné le meilleur d’elle-même, dans un contexte culturel, politique et personnel qui n’incite pas à l’investissement personnel ».

Edith a quasiment vécu au Gabon durant la majeure partie de sa vie, et les traces d’elle, sont partout visibles. Elle était certes d’une grande beauté, mais c’est surtout son charisme, ses prises de parole qui ont marqué toute une génération de Gabonais. Nombreux restent persuadés à Brazzaville que « si Edith avait pu vivre beaucoup plus longtemps, elle aurait pu changer beaucoup de choses, surtout quand on voit dans quel laps de temps, elle a concrétisé ces 4 grands projets: organisation (OPDAS), école (Michel Dirat), centre (Horizons Nouveaux) construit pour matérialiser une devise chère à Mme Bongo Ondimba: «Un enfant, un être, un avenir qui a besoin de vous», clinique (El Rapha) ».

Les 4 et 5 juin 2016 Ali Bongo et Denis Sassou N’Guesso ont rendu hommage à la l’ex-première à Oyo, ville congolaise située à 400 KM de Brazzaville la capitale. Les deux chefs d’Etat se sont inclinés des leur arrivée sur la tombe de la défunte. La visite d’Ali Bongo Ondimba à Oyo a permis de resserrer les liens d’amitié, de coopération et de fraternité entre le Gabon et le Congo, mettant ainsi fin à une certaine opinion qui indiquait que «depuis la prise de pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, les relations bilatérales se seraient passablement dégradées». Mais même après sa mort, Edith reste une source d’union et de progrès.    

Guy Nfondop

 

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