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Gabon: le SG Teale, les services spéciaux et Stive Roméo Makanga mis à nu devant le tribunal correctionnel de Libreville

Jeudi 21 Janvier 2021. L'audience de ce jour vient de révéler l'absence de preuves impliquant le Vice-Président Pierre-Claver MAGANGA MOUSSAVOU dans l'affaire Kévazingo. En même temps, le prévenu Stive Roméo MAKANGA a livré la machination orchestrée par le Directeur de Cabinet du Président de la République Brice LACCRUCHE ALIANGHA et a nommément cité le Secrétaire Général de la Présidence de la République TEALE qui, l'a invité à prendre connaissance de la décision du projet d'éviction du Vices-président Pierre-Claver MAGANGA MOUSSAVOU et du Ministre des Eaux et Forêts Guy Bertrand MAPANGOU.

22 Jan 2021    

Lors de son interrogatoire, MAKANGA a clairement affirmé que c'est à la Présidence de la République qu'on lui aurait montré un rapport des Services Spéciaux et un décret déjà signé de la main du Chef de l'Etat Ali BONGO ONDIMBA (en convalescence), des documents confidentiels qui incriminent le Vice-Président et le Ministre. Il lui revenait donc, en tant que journaliste, de préparer l'opinion pour justifier cette forfaiture. Selon lui, des fiches des Services de Renseignements lui auraient été montré afin qu'il en prenne connaissance pour publication dans son journal en ligne KongossaNews qui les a rendu public à travers deux articles Le Cabinet de la Vice-Présidence à la rescousse du soldat Pierre-Claver MAGANGA MOUSSAVOU et MAGANGA MOUSSAVOU Chef de gang. Des ''scoops'' savamment pensé à la Présidence de la République.

Le Secrétaire Général de étant le premier responsable de la Présidence de la République, sa responsabilité est clairement établie.

Le Président de la République étant en difficulté sanitaire, l'opinion a fait le constat que tous ceux qui l'ont défendu ont été écarté (d'abord le ministre des Affaires Etrangères, ensuite celui de la Défense, vient le Premier Ministre, enfin le Vice-Président). On comprend mieux que c'était pour l'esseuler et pour mettre en place un coup d'Etat.

Ce qui précède démontre malheureusement la légèreté avec laquelle notre État est géré. On fait appel à un journaliste, lui montre des documents relevant du secret d'Etat et des documents faux fournis par les Services Secrets. On fait appel à un journaliste au sommet de l'Etat pour colporter des ragots.

N'ayant pas fourni de preuves, la culpabilité du journaliste MAKANGA a été reconnue. Le parquet de la république a requis l'application stricte de la loi. La décision du tribunal interviendra le 3 Février 2021. MAKANGA n'a d'ailleurs esquissé aucun regret devant le plaignant et devant le parquet.

Sandrine NGUÉMÉBÉ ENDAMANE

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