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Relaxe de l’activiste Kemi Seba: La justice sénégalaise sauve la Bceao

En décidant de relaxer le président de l’Ong Urgences panafricanistes, Kemi Seba, la justice sénégalaise vient d’éviter à la Bceao de s’afficher comme une institution à la solde des intérêts extérieurs, au détriment du continent.

31 Aoû 2017    

Kemi Seba sur les mutineries en Côte d’Ivoire : les seigneurs de guerre veulent être payés Le pire vient d’être évité au Sénégal, sur ce qui est devenu depuis vendredi 25 août 2017, l’affaire Kemi Seba. Et ce grâce à la clairvoyance de la justice sénégalaise, à travers le juge du tribunal des flagrants délits de Dakar. Ce juge a décidé de la relaxe de Kemi Seba et de son acolyte Bentalep Sow.


En rappel, Kemi Seba, le président de l’OnG Urgences panafricanistes, a animé une campagne de sensibilisation des Africains à Dakar, le 19 août 2017, sur le remplacement du franc cfa par une monnaie africaine. C’est donc sous le coup de l’émotion que l’activiste franco-béninois a brûlé un billet de 5000frs Cfa devant une foule en liesse, et sous les projecteurs de caméras de télévisions internationales. Informée, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Bceao, a décidé de porter plainte contre Kemi Seba et Bentalep Sow, présenté comme son complice. Mis aux arrêts par la division des investigations criminelles, ils ont été présentés au juge hier mardi, qui a décidé de leur relaxe.

Ce faisant, la justice sénégalaise a évité à la Bceao de marquer négativement le continent et l’opinion, en constituant une entrave à la marche de l’Afrique vers la libération. Il semblait quand même inopportun pour cette banque sous-régionale, d’opter ester en justice sur une question qui relève de la marche du continent vers l’autonomie, surtout par rapport à une monnaie considérée comme une marque d’aliénation, un moyen de spoliation et de domination, et surtout un vestige de la colonisation française sur le continent.

La justice sénégalaise a évité à la Bceao d’être identifiée comme une institution qui œuvre contre les intérêts de l’Afrique. Il est inconcevable que les cadres de cette institution bancaire se soient limités à la seule dimension infractionnelle de l’acte de Kemi Seba, sans plus cerner sa dimension symbolique. Celle qui exprime un ras-le-bol, une colère et une révolte, par rapport à une monnaie jugée caduque. Il fallait donc arrêter la saignée, puisque l’acte de Kemi Seba a été repris dans d’autres pays utilisateurs du franc Cfa : le cas du Cameroun et du Bénin ou les manifestants ont aussi brulé des billets de banque.

Source lanouvelletribune

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